HISTOIRE (3)               

  En 1691, Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, se rend acquéreur des terres de Chavenay, mettant fin à près de sept siècles de domination du Prieuré.

                                                

  En 1682, l’installation définitive de Louis XIV à Versailles, qui souhaitait prendre ses distances avec la capitale après les terribles années de la Fronde, avait renforcé l’intérêt de la noblesse pour la région.

  Dès lors, la vie de Chavenay change quelque peu, sous la tutelle de ce nouveau seigneur laïque. Les instances administratives sont transportées à Pontchartrain. Les Phélypeaux affirment un rôle social bienveillant auprès de la population (assistance aux plus nécessiteux avec des distributions de nourriture, de vêtements ; dispense de soins médicaux ). Protecteur du patrimoine du village, le seigneur contribue largement à l’embellissement de l’église (restauration de l’édifice, installation du retable actuel, cloches offertes). C’est lui qui fait construire le nouveau presbytère (aujourd’hui Ferme Brillon).

  Par ailleurs, l’installation de la Cour à Versailles a de nombreuses répercussions sur la vie de Chavenay : augmentation significative du nombre des nourrices, de la main d’œuvre destinée aux constructions royales (carriers, tailleurs de pierre) ou à l’approvisionnement des services de bouche (maraîchage). 

  La chasse, plaisir du Roi, entraîne  l’aménagement de nombreuses remises qui bouleversent la vie des paysans et sont un de leurs principaux sujets de revendication dans les cahiers de doléances.  

 

            

      La Révolution, vécue dans un petit village d’à peine plus de 300 habitants, est consignée pour l’essentiel dans les comptes-rendus des conseils municipaux. La contribution en hommes pour « voler au secours de la patrie en danger » fut importante. L’église eut beaucoup à souffrir de cette période, tant sur le plan du clergé, partagé entre la peur et la volonté de ne pas abandonner ses paroissiens, que sur celui du mobilier de l’église, qui disparut presque complètement, ou des dégradations causées à l’édifice lui-même.  

  La Terreur laissa le village exsangue, dépossédé, à travers ses notables, de ses voitures, chevaux et harnachements, porcs, blé, avoine, chanvre, dans un climat de suspicion et de délation.  

           [ HISTOIRE suite > ]                                                              [ retour accueil ]