HISTOIRE
|
Le
deuxième millénaire.
Les
documents écrits que nous conservons à partir de cette période
permettent dès lors, très précisément, de voir comment Chavenay va épouser
la courbe de l’Histoire sous la houlette d’Argenteuil, seigneur ecclésiastique
du lieu, avec son système féodal et la traversée des vicissitudes
historiques.
Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, les incursions inamicales des seigneurs normands, à la fois vassaux du roi de France et du roi d’Angleterre, pérennisent l’insécurité. Grâce à Saint-Louis, s’instaure enfin une période de paix, marquée par l’essor démographique et le développement économique.
De cette époque datent également l’agrandissement et l’embellissement de l’église. A cette période de trêve, véritable âge d’or du Moyen-Âge, va succéder l’interminable conflit de la guerre de Cent Ans (1338-1453). Bien qu’il n’y ait pas eu de bataille à proximité de Chavenay, la région aura à subir les conséquences des échecs successifs des armées françaises et le contrecoup de l’occupation du territoire par les gens en armes des forces en présence, augmentés des ravages causés par la peste noire.
Après de longues années de gestion chaotique, le Prieuré
d’Argenteuil entreprend de redonner vie à un terroir abandonné à
plusieurs reprises par ses habitants. A partir de 1450
Après une courte période de paix coïncidant avec le début de la
Renaissance, surviennent au milieu du XVIe siècle les guerres
de religion qui voient s’affronter dans la région
catholiques et réformés.
Un demi siècle d’accalmie et voici que s’annoncent, escortées par la
disette, les quatre années de désordre de la Fronde (1648-1652) qui
vident une fois de plus Chavenay de ses habitants. La grande insécurité
que connaît la région entraîne une incontestable dégradation des mœurs :
Sylvestre Charruau, propriétaire de Mezu, fait démolir la chapelle
Saint-Martin-des-Champs (ou Saint-Fiacre), s’appropriant les terres à
l’entour, jetant au feu les anciens titres pour qu’il ne soit pas
possible de prouver son usurpation. Toutes ses années de désordre et la difficulté pour Argenteuil de gérer une paroisse éloignée comme Chavenay, aboutissent à une mise en vente des terres du Prieuré.
|